Fournir des services financiers aux réfugiés, trop risqué ?

Il n’y a jamais eu autant de  personnes déracinées dans le monde (68,5 millions dont 25,4 millions de réfugiés et 3,1 millions de demandeurs d’asile à fin juin 2018 – sources UNHCR). Face à ce triste constat, qui ne semble pas prêt d’être résolu, en quoi les acteurs en microfinance peuvent-ils répondre aux besoins d’inclusion financière de ces populations et tout particulièrement des réfugiés ? Les réfugiés sont-ils trop risqués pour faire partie de la clientèle des Institutions de microfinance (IMF) ? Ont-ils réellement envie de créer leur propre entreprise ? leur propre emploi ? ont-ils des pratiques d’épargne /crédit entre eux ?

C’est à ces questions que tenteront de répondre les intervenants de cette conférence. Car force est de constater qu’il reste beaucoup de préjugés concernant les réfugiés. Conséquence : très peu d’IMF dans le monde sont en capacité de servir cette population, certes atypique et vivant dans des conditions et avec un statut bien particulier, mais qui a tout aussi besoin d’avoir accès à des services financiers et non-financiers de qualité.

Deux études récentes menées, l’une pour la Fondation Grameen Crédit Agricole en Ouganda et Jordanie par Microfinanza, et l’autre pour CoopMed et Al Majmoua, IMF au Liban, réalisée avec les services de Yapu Solution seront présentées pour expliquer quels sont les besoins et les aspirations de ces populations et les impacts des programmes mis en place. De plus, la présentation de l’action de l’Adie en France et à l’étranger auprès des réfugiés permettra de faire le lien entre les problématiques d’ici et là-bas.

Modératrice :

  • Priscilla Carpenter – Manager – Inpulse gestionnaire de CoopMed

Intervenants :

  • Philippe Guichandut – Directeur du développement de la finance inclusive – Fondation Grameen Crédit Agricole
  • Davide Forcella – CERMi
  • Adrien Gizon – Chef de projet Adie International

Vous n’avez pas pu être présent(e) ou souhaitez revivre la rencontre ? Découvrez les présentations des intervenants :

Digitalisation en microfinance quelles clés pour reussir la transformation interne

Date : 23 mai 2018

Le club Microfinance de Paris organise une conférence-débat sur le thème de la digitalisation des outils et processus internes dans le secteur de la microfinance, un sujet qui est au cœur des préoccupations actuelles des institutions de microfinance, en France comme dans les pays en voie de développement. Comme tout changement opérationnel significatif l’utilisation des nouvelles technologies présente à la fois des opportunités et des défis majeurs pour les IMF qui souhaitent les utiliser pour accroître l’efficacité et la productivité de leur équipe et accroître leur niveau de contrôle interne.

Nous aurons le plaisir d’accueillir des intervenants de 4 institutions de microfinance pour partager leurs expériences et réflexions:
• Anne-Laure Asboth, Responsable Innovation, Advans International
• Grégoire Héaulme, Directeur régional Ile-de-France et Centre, ADIE
• Miryam Nouri, Directrice, Opération et Innovation, OXUS
• Arnaud Ventura, Directeur général, Groupe Microcred (Baobab)

Cette conférence nous permettra de partager sur les expériences et questionnements du secteur sur :
• La digitalisation permet-elle réellement de gagner en efficacité ? Et si oui, a quelle condition ? quels retours d’expérience des IMF ?
• Choix des outils, évolutions, big data, coûts…: quels sont les défis pour les IMF dans leur digitalisation interne ? Comment les dépasser?
• La digitalisation transforme la manière de travailler: comment accompagner les utilisateurs (employés, bénévoles…) dans ce processus?
• Big data et confidentialité des données clients…. Impact éventuel du règlement européen (RGPD)

Le financement de petits producteurs : une offre toujours insuffisante et inadaptée ? Pourquoi ?

Améliorer les conditions de financement des petits producteurs des pays en développement et leur permettre de vivre décemment de leur travail est un enjeu majeur pour lutter contre la pauvreté, l’exode rural et garantir la souveraineté alimentaire de ces pays.

La plupart des agriculteurs, éleveurs et paysans en zone rurale restent encore largement exclus du système bancaire traditionnel et des circuits de la microfinance. Le taux de bancarisation du monde agricole est très faible et même pour les organisations de producteurs et les PME qui interviennent au niveau de la chaine de valeur agricole, l’accès à des financements adaptés (financement de campagne, financement de l’investissement) reste extrêmement difficile. Les risques liés à ces  activités sont nombreux (aléas climatiques, risques de fluctuation des prix de marché, risques au niveau de la qualité…) et freinent fortement l’intérêt des financeurs.

A quelles conditions et comment la microfinance et les investisseurs du secteur peuvent-ils aider plus et mieux les agriculteurs des pays en développement à accéder au crédit ? Le point de vue d’une IMF malienne, historiquement impliquée dans le financement de la filière coton et de l’agriculture et de deux investisseurs européens qui financent les organisations de producteurs et les TPME rurales permettra de donner un éclairage sur les dispositifs existants et les améliorations possibles.

Avec la participation de :

David DAO – Directeur Général du Kafo Jiginew, Caisse d’épargne et de crédit au Mali
Pierre GACHES – Chargé d’Investissement, SIDI
Habib El Magrissy – Agriculture Debt Financing Department, ‎ResponsAbility Investments AG

Modération

Sylvie Bournazel, Direction des Affaires Internationales, Crédit Coopératif

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Travailler en microfinance : opportunités et défis

Nombreux sont ceux qui souhaitent travailler dans le secteur de la microfinance, qu’ils soient stagiaires, jeunes diplômés, rentrant de mission, venant du secteur privé, en reconversion, voulant être volontaire, en restant en France ou partant à l’étranger. Mais quelles sont réellement les opportunités, en France et à l’étranger pour toutes ces personnes, qui le plus souvent ont pour motivation première de donner du sens à leur travail en s’engageant dans un secteur qui est censé permettre de combiner à la fois professionnalisme et engagement social  ? Quelles qualifications sont requises ? Quels profits sont recherchés ? Quels statuts et quelles conditions de travail sont en général proposés ? Quelles évolutions de carrière peuvent être envisagées ? Quelles reconversions sont possibles ? Autant de questions qui seront abordées par des professionnels du secteur en charge des ressources humaines ou du recrutement au sein de l’Adie, d’Entrepreneurs du monde, d’Oxus et de la Fondation Grameen Crédit Agricole.

Ils seront présents :

Modérateur :
Grégoire Héaulme – Directeur régional Ile de France et Centre Adie

Intervenants :
Sébastien Duquet – Directeur Oxus
Florence Badarelli – DRH Entrepreneurs du Monde 
Catherine During – DRH Adie
Philippe Guichandut – Directeur développement Fondation Grameen Crédit Agricole

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Les financements des PME en Afrique : quelle place pour la microfinance ?

A l’occasion de la sortie du livre, de Jeremy Hajdenberg et Jean-Michel Severino, « Entreprenante Afrique », sur le développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) en Afrique, le Club Microfinance Paris souhaite réfléchir sur la place de la microfinance dans le financement des PME en Afrique.

En effet, dans leur livre, les auteurs défendent l’idée que l’essor économique du continent africain se construit pour une large part sur les entreprises, les PME et start-up notamment. Ils témoignent du parcours des entrepreneurs qui ont été accompagnés depuis des années par Investisseurs et Partenaires (I&P), décrivant qui ils sont, leurs motivations, leurs besoins, les enjeux auxquels ils sont confrontés et leurs impacts sur la société.

Dans ce nouveau paysage du développement de l’Afrique, se pose alors la question de bien comprendre les besoins des PME africaines pour assurer leur croissance.

Il s’agit aussi de déterminer quelle est la place de la  microfinance, dans la mesure où celle-ci s’intéresse traditionnellement davantage aux micro-entreprises ou à l’entrepreneuriat individuel dans le secteur informel. 

Quels sont les besoins financiers des PME? Quel type d’accompagnement est-il nécessaire ? Est-ce que les IMF ont la capacité d’accompagner des PME? Comment ? A quels défis sont-elles alors confrontées ? Telles sont certaines des questions auxquelles les intervenants répondront.

Modérateur : Philippe Guichandut – Fondation Grameen Crédit Agricole

Intervenants :  Jeremy Hajdenberg et Jean-Michel Severino – I&P
Steven Duchatelle - Directeur Général Délégué Advans International

Inscription gratuite mais obligatoire ici.
Pour plus d’informations: 
contact@clubmicrofinanceparis.org.

 

Projection Du Film « Microcredit En 4L »

Le Club Microfinance Paris vous invite à la projection du film « Microcrédit en 4L »

Le Club Microfinance Paris vous invite à la projection du film « Microcrédit en 4L ». Quatre ans après le début de leur aventure Microcrédit en 4L, Matthieu et Nicolas sont ravis de présenter leur documentaire ! Il retrace leur rêve un peu fou de partir sur les routes du monde pour soutenir et promouvoir l’entrepreneuriat par le microcrédit. Avec l’expertise de spécialistes internationaux de la microfinance, ils ont prêté 25 000€ à 150 micro-entrepreneurs.

Le 1er septembre 2013, ils sont partis au volant d’une 4L rouge rendre visite à ces hommes et ces femmes qu’ils ont soutenus.

Revivez avec eux cette année incroyable autour du monde lors de l’avant-première de leur film, en partenariat avec la Fondation Grameen Crédit Agricole et Oikocredit.

Voici le teaser du film.

Rendez-vous le jeudi 8 décembre 2016 à 19h30, à la Fédération nationale du Crédit Agricole, 48 rue de la Boétie, 75008 Paris. 

Un événement du Club Microfinance Paris en partenariat avec Oikocredit et la Fondation Grameen Crédit Agricole .

Entreprendre au féminin : freins et leviers pour l’accès au financement

Inscrivez-vous ici

Entreprendre au féminin : freins et leviers pour l’accès au financement

Le constat est clair: les femmes entrepreneures ont un moindre accès aux financements que leurs homologues masculins. Pour autant, les explications sur les causes de ces inégalités varient en fonction des contextes géographiques ou socioculturels, voire des préjugés liés au genre. Au delà des stéréotypes, nous pouvons cependant identifier certaines caractéristiques de l’entrepreneuriat féminin, et ses conséquences sur les modalités d’accès aux financements. A moins que la causalité  ne soit à l’envers ?… Nous nous interrogerons donc plus particulièrement sur les freins et leviers observés ou vécus, ainsi que sur les dispositifs favorisant la création ou le développement d’entreprises par des femmes. Dans les pays en développement, le microcrédit est souvent considéré comme un outil d’émancipation des femmes par l’activité économique, car les femmes sont à la fois celles qui sont le plus souvent exclues des systèmes bancaires et celles qui représentent un gage de confiance pour le prêteur avec un meilleur taux de remboursement. En France, l’objectif affiché par les pouvoirs publiques est de faire passer la proportion d’entrepreneures de 30% à 40%: bien qu’encore relativement peu connus, les dispositifs spécifiques à l’entrepreneuriat féminin sont de plus en plus nombreux, et les programmes d’accompagnement ou les réseaux professionnels féminins contribuent fortement à cette dynamique. Mais surtout, la diffusion des parcours variés d’entrepreneures constitue un des meilleurs moyens de faire évoluer les mentalités et les pratiques.

Pour cette conférence, nous réunissons des intervenants aux compétences et expériences variées : experts de la TPE/PME, acteurs du financement et de l’accompagnement, institutions de microfinance, et bien sûr entrepreneures viendront témoigner et échanger avec la salle.

Les participants seront accueillis à partir de 18h00 et la conférence débutera à 18h30.

Inscrivez-vous ici

La modératrice : Yaël Zlotowski
Les intervenants :
- André Letowski : Consultant spécialiste de la création / reprise des TPE et PME et de l’entrepreneuriat – ancien directeur des études de l’APCE. Retrouvez son blog ici.
- Laurence Lascary : créatrice de la société de production De l’Autre Coté du Périph’ – Grand prix Talents des Cités (2008) et Prix Créatrice d’Avenir (2015)
- Eva Sadoun : co-fondatrice de 1001PACT, plateforme d’equity crowdfunding – membre de Finansol
- Eugénie Constancias : responsable technique performance sociale chez Entrepreneurs du Monde
- Jean-Dominique Bernardini : responsable des marchés TPE et des relations bancaires chez France Active – en charge du FGIF (Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes)

Un événement du Club de Microfinance en partenariat avec Convergences.

Mise à jour du 18/07:

Les documents suivants ont été présentés pendant la conférence :

- Extrait de Walter, le journal des partenaires de France Active intitulé “Des garanties pour les femmes

Les crises de la microfinance

Le secteur de la microfinance a été traversé par de nombreuses crises depuis quelques années. Les institutions de microfinance dans différents pays (Maroc, Inde, Nicaragua notamment) ont subi une forte montée des impayés. D’autres (Sénégal, Mexique, République dominicaine, Pérou par exemple) connaissent des tensions importantes sur le “marché du microcrédit” qui pourraient se transformer en crise. Il convient de bien de distinguer les circonstances déclenchant une crise de ses causes profondes (tenant aux limites de l’impact du microcrédit dans la génération de revenus additionnels) . De même, il faut distinguer une crise du microcrédit du point de vue d’une institution, des clients ou du secteur lui-même. Un élément généralement sous-estimé est constitué par les éléments de saturation du marché du microcrédit dans une localité ou dans un pays et la surestimation des capacités d’absorption des économies locales.
Quelles conclusions en tirer pour l’avenir du secteur? Suffit-il de davantage de régulation ? Ne faut-il pas aller au-delà et repenser les services financiers en tant que bien commun?

En présence de deux des auteurs du livre de recherche « Microfinance in crisis », le débat a eu pour but de répondre à ses questions et d’élaborer des pistes de réflexion pour prévenir de telles situations.

Un événement du Club de Microfinance en partenariat avec Convergences.

Télécharger Microcredit crises dashboard – March 2016

CONFERENCE-DEBAT : INCLUSION FINANCIERE DES JEUNES

Au-delà des services financiers, que veulent les jeunes entrepreneurs ? – What do youth entrepreneurs need in addition to financial services?

There are 1,2 billion young people aged 15 – 24 years, most of them living in developing countries. According to the recently published World Employment and Social Outlook report by the ILO, the youth unemployment rate reached 13.0 per cent in 2014 meaning almost 73 million youth worldwide are looking for work, which is almost three times higher than the unemployment rate for adults.

Youth are particularly vulnerable to economic obstacles due to lack of education and employment, which denies them access to savings accounts, payments, credits and insurance. Furthermore, youth face restrictions in the legal and regulatory environment but also in access to financial products and complementary services.

The necessity of youth financial services becomes evident because youth have financial goals such as paying school fees, helping out with family expenses or starting small enterprises. In order to ensure financial inclusion for youth, sustainable and innovative services tailored to the specific needs of youth and their life goals is important.

At the same time capacity building activities including financial education, business skills training, entrepreneurship development and mentorship are showing important impacts on the capacity for youth to develop sustainable enterprises.

Many experiences show that achieving successful youth economic inclusion requires a multi stakeholder approach.

Retrouvez les présentations de cette conférence-débat :
Téléchargez la présentation de l’ADIE
Download the presentation of the University of Birmingham

Download the presentation of YEP

Un événement du Club de Microfinance en partenariat avec Convergences et le programme « University Meets Microfinance » de PlaNet Finance.

La microfinance : peut-elle financer l’habitat des populations les plus vulnérables ?

Disposer d’un logement décent est un besoin fondamental et constitue un sujet central de développement. L’amélioration de l’habitat a un effet évident sur les conditions de vie des populations, mais également sur leur santé, leur accès à l’éducation, leur patrimoine, leur sécurité et leur capacité à se projeter.  Porté par une croissance démographique endémique, le besoin d’accéder à un logement décent concernera 3 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale, d’ici 2030 et il supposera un investissement minimum de  420 milliards de dollars. Devant l’impossibilité des pouvoirs publics à relever seul ce défi, mobiliser de tels montants et faire en sorte que ceux qui en ont besoin y aient accès implique de mobiliser tous les acteurs concernés, publics comme privés, pour dégager des solutions innovantes de financement permettant de tenir compte des différents termes de l’équation complexe que constitue la question de l’habitat abordable.

Le secteur financier traditionnel reste réticent à financer l’habitat dans les pays en développement, investissement perçu comme volatile et risqué. De son côté, alors que la microfinance est l’un des principaux outils permettant d’atteindre massivement et de manière pérenne les populations exclues du secteur bancaire, elle s’est longtemps heurtée sans succès à la question du financement du logement. En effet, elle manque de ressources longues, de méthodologies adaptées, de compétences techniques et les charges d’exploitation associées au développement d’un produit de financement de l’habitat découragent les initiatives. Aujourd’hui, de nouvelles modalités d’interventions voient le jour et ouvrent de perspectives pour y parvenir.

Quel bilan peut-on tirer de ces récentes initiatives ? Qui en a bénéficié ? La microfinance peut-elle proposer ce type de service de manière suffisamment pérenne et massive ? A quelles conditions ? N’est-ce pas plutôt le rôle des banques ou de l’Etat ?

Retrouvez la synthèse vidéo du débat:

Echange avec le public :

Conclusion des panélistes :

Un événement en partenariat avec Convergences et l’AGENCE FRANÇAISE DE DEVELOPPEMENT (AFD)