Conférence “Microfinance à l’international et les banques : Engagement sociétal ou pur Business ?”

En collaboration avec le Pôle HEC Développement Durable & Solidaire, le Pôle HEC Finance de l’Association HEC Alumni et Convergences, le Club Microfinance Paris vous invite au débat :

“Microfinance à l’international et les banques : Engagement sociétal ou pur Business ?”

Le jeudi 27 mars 2014 à 19h00
dans le Grand Salon de l’Association HEC Alumni
9 Avenue Franklin Roosevelt
4ème étage de l’hôtel particulier
Paris 8 e
Participation aux frais : 15 euros
(tarif événements HEC Alumni)

S’inscrire à la conférence

Si la microfinance s’est développée depuis une quarantaine d’années principalement à l’initiative de personnes privées, d’Organisations Non Gouvernementales (ONGs) ou des agences de développement internationales, on a pu voir se développer progressivement un intérêt accru des banques pour ce secteur, à la croisée entre le social, l’économique et le financier. Cet intérêt a pris diverses formes, de l’appui technique à l’investissement direct, à travers la mise en place de services internes spécifiques, voire la création de Fondations dédiées.

Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

Au-delà des effets d’annonce de l’engagement de certains grands groupes bancaires internationaux, quel est réellement l’engagement des banques en microfinance ? Quels sont les objectifs avoués ou cachés ? Participer à la lutte contre la pauvreté, l’inclusion financière, que les banques ont parfois du mal à faire ou est-ce finalement un nouveau business à part entière rentable tout en permettant de se racheter une bonne conscience ? Quelles sont les effets de tel appui auprès des Institutions de microfinance (IMF) ? Autant de questions qui seront discutées entre les représentants des principales banques françaises engagées dans la microfinance à l’international.

Débat animé par :
Emmanuelle Javoy
ex-PlaNet Rating

Avec la participation de :
Philippe Guichandut
Grameen Credit Agricole Foundation

Alain Lévy
BNP PARIBAS

Pierre Valentin
Crédit Coopératif

Un cocktail amical suivra la conférence pour poursuivre les échanges.

27 mars 2014 à partir de 19h00
dans le Grand Salon de l’Association HEC Alumni
9 Avenue Franklin Roosevelt
4ème étage de l’hôtel particulier
Paris 8 e
Inscription obligatoire

Participation aux frais : 15 euros (tarif événements HEC Alumni)

Evénement en partenariat avec Convergences

La réglementation en microfinance : entre protection des clients et développement des IMF

Lundi 10 février 2014 de 18h30 à 20h00
Inscription obligatoire
RSVP avant le 7 février 2014

L’objectif d’inclusion financière des plus pauvres par les institutions de microfinance (IMF) a pu encourager les régulateurs à offrir un cadre favorable à leur développement, c’est-à-dire plus pragmatique et moins contraignant que le système bancaire classique. Il prend notamment en compte les conditions particulières du secteur en termes de business model, de clientèle, de produits et services et de financement.

Cependant, une régulation trop faible peut également créer des risques importants pour les institutions les moins prudentes, qui peuvent se transformer en risques systémiques, et créer un environnement défavorable pour les emprunteurs in fine. Les emprunteurs doivent pouvoir être protégés face à des taux usuriers ou des pratiques de recouvrement abusives. Des règles de standardisation permettent également une meilleure transparence des institutions et donc une meilleure comparaison des offres par les emprunteurs potentiels, permettant une concurrence saine entre les institutions.

Quel est le juste milieu entre une dérégulation favorable à la croissance et à l’innovation et un cadre légal plus strict permettant une protection des emprunteurs, une meilleure transparence et une meilleure gestion des risques? Les autorités doivent-elles imposer des normes prudentielles identiques à celles du secteur financier afin de limiter les risques et inciter les banques à s’investir dans la microfinance, ou limiter les normes prudentielles afin de prévenir uniquement les risques systémiques sans faire peser des charges trop importantes sur les IMF ? Dans quelle mesure la règlementation peut-elle s’adapter aux différents types de structures et d’opérations ?

Plusieurs spécialistes du secteur (un consultant en régulation financière, un investisseur et un opérateur) seront réunis pour en débattre.

RSVP avant le 7 février 2014
Pour vous inscrire, cliquez ici
Lieu : Amundi
Auditorium Cotentin
90, boulevard Pasteur 75015 Paris
Métro : Pasteur, Gaîté

Evénement en partenariat avec Convergences

Microfinance verte et accès à l’énergie : Quelle place pour les enjeux environnementaux ?

La microfinance a toujours été présentée comme un instrument de lutte contre la pauvreté et de stimulation de l’activité, ce qui a mis en lumière son impact économique et social. Si la microfinance s’est donc appuyée sur deux des trois piliers du développement durable; le social et l’économie, depuis peu, les IMF cherchent de plus en plus à introduire des aspects environnementaux et ont ainsi développé la « microfinance verte ». Aujourd’hui, ce concept séduit de plus en plus d’instituts de microfinance et d’investisseurs, mais reste un concept émergent, encore peu rependu et peu étudié car pour une IMF il s’agit d’une contrainte supplémentaire qui s’avère compliquée à mettre en œuvre sur le terrain, d’autant plus que la microfinance n’a pas vocation à résoudre tous les problèmes. Ce thème soulève donc des questions intéressantes et importantes.

En premier lieu, dans la mesure où les micro-entrepreneurs sont souvent exposés à des risques environnementaux majeurs mais exposent également leur environnent local à ces risques, comment s’assurer que les activités des micro-entrepreneurs ne sont pas nuisibles à l’environnement et comment encourager en priorité celles qui profitent à l’environnement ?

Plus spécifiquement, le thème de l’accès à des sources d’énergie propres par des personnes exclues des systèmes nationaux de distribution est à la fois un enjeu central de la réduction de la pauvreté et un en enjeu environnemental essentiel. Dans quelle mesure la microfinance peut-elle contribuer à ce sujet ? Quels sont les partenariats à mettre en œuvre pour y  parvenir ?

Plusieurs promoteurs d’une « microfinance verte » seront réunis en cette table-ronde pour en débattre. Les résultats d’une étude sur les pratiques des IMF dans ce domaine seront présentés en introduction au débat.

Evénement en partenariat avec Convergences

Télécharger la synthèse des échanges

L’assistance technique en microfinance : Quels défis ? Quels enjeux ?

Pour un grand nombre d’institutions financières, le manque de capacités institutionnelles demeure un enjeu majeur. Le renforcement des compétences dans des domaines aussi variés que la gouvernance, la gestion du risque, des ressources humaines, et des systèmes d’information est souvent une nécessité pour assurer la pérennité et le professionnalisme des institutions. Dans le même temps, la question de l’assistance technique reste controversée. Elle ne paraît pas toujours adaptée et efficace, avec peu d’impact sur le long terme. Comment fournisseurs et bénéficiaires perçoivent-ils la pertinence des actions d’assistance technique menées ? Quels sont les défis en termes d’adéquation entre offre et demande, de coût et d’impact ? Quel rôle les différents acteurs peuvent-ils jouer pour y répondre ? Quelles innovations apporter pour renforcer les compétences des institutions de microfinance ?

Télécharger le compte-rendu

Télécharger la Présentation Assistance technique en microfinance

Télécharger la présentation de l’enquête du CGAP sur le renforcement des capacités

Télécharger la brochure Renforcement des capacités des institutions financières en Afrique subsaharienne

Lire l’article de Jeune Afrique sur l’événement

 

Financement des TPE et PME : opportunités et défis

Animé et modéré par : Minh Huy Lai, Spécialiste de microfinance, CGAP
Avec la participation de : Bernard Labous, Head of Small Business Line – International Retail Banking, BNP Paribas – Paris, Hubert de Beaumont, Programme Manager, Fonds Afrique – Paris, Yaël Zlotowski, Directrice générale, CAISSE SOLIDAIRE – Lille

Selon les données de la Banque mondiale, il y avait entre 420 et 510 millions de TPE et PME formelles et informelles dans le monde en 2010. Plus de 80% demeurent  informelles dans les pays émergents, bien qu’elles y représentent environ 45% de l’emploi et 33% du PIB ! En France, les entreprises de moins de 20 salariés constituent 99,8% de toutes entreprises confondues et emploient 60,5% des Français. Dans le monde, leurs besoins de financement non satisfaits par les institutions financières formelles sont estimés entre 3,1 et 3,8 milliers de milliards de dollars.

Dans tous les sondages, le défi du financement ressort comme l’un des principaux obstacles à la croissance et à la consolidation des TPE et PME. Malgré cette immense opportunité, les banques se montrent souvent réticentes à les financer, car elles les perçoivent comme risquées. Avec la crise financière, les conditions de financement des TPE et PME ont encore empiré, malgré l’intervention des gouvernements. Quelles sont les solutions et perspectives ? En introduction, le modérateur présentera un panorama de l’importance et des caractéristiques des TPE et PME dans le monde. Les intervenants seront ensuite invités à partager leurs expériences et leurs analyses sur ce sujet sensible. Ils fourniront des exemples sur la manière de résoudre concrètement ces difficultés et ils proposeront des pistes de réflexion sur les tendances d’évolution de cette problématique.

Télécharger le compte-rendu

« Microfinance en Europe : réalités et enjeux face à la crise»

Animé par :Philippe Guichandut, Directeur du Développement et de l’Assistance Technique, Fondation Grameen Crédit Agricole

Avec la participation de :

Francesco Grieco, Programme Manager, Réseau Européen de la Microfinance – Bruxelle

Cyril Gouiffès, Manager Social Impact Investing, European Investment Fund – Luxembourg

Sébastien Poidatz, Expert microcrédit personnel, Caisse des Dépôts – Paris

Longtemps restée méconnue, la microfinance en Europe s’est développée ces dernières années dans la plupart des pays européens comme une des réponses possibles face à la crise économique. Si les premières expériences de microfinance européennes remontent à la fin des années 80, notamment en France, le secteur s’est progressivement développé avec l’apparition de nombreux acteurs et un appui et intérêt accru renouvelé par certains Etats membres et par l’Union Européenne. La microfinance européenne apparait de plus en plus comme un instrument possible des politiques actives du marché du travail et comme un outil d’innovation sociale pour lutter contre l’exclusion sociale et financière. Face à la montée du chômage qui touche plus de 26 millions de personnes en Europe, l’augmentation de la pauvreté qui toucherait plus de 16% de la population européenne (plus de 80 millions de personnes), est-ce que la microfinance peut effectivement être une des réponses possibles face à la crise ?

Le débat essaiera de répondre à cette question en s’appuyant notamment sur la dernière étude publiée par le Réseau Européen de la Microfinance sur la réalité de la microfinance européenne avec les données collectées sur 2010 et 2011 auprès de 154 institutions de microfinance dans 32 pays européens. Les résultats de cette étude permettront de montrer les principales caractéristiques du secteur, ces enjeux et les perspectives de développement. L’appui indispensable de l’Union Européenne sera aussi présenté et analysé. Le cas spécifique de la France sera abordé, car cela reste un des pays les plus actifs dans ce secteur en Europe.

Télécharger le compte-rendu

« Croissance et endettement (surendettement ?) en microfinance : le cas du Cambodge »

Le Cambodge est un pays où le secteur de la microfinance semble bien se développer ; les résultats des principales IMF sont globalement très satisfaisants et elles affichent de nouvelles perspectives de croissance en 2013, confirmant une forte croissance régulière depuis plusieurs années (près d’1,4 million de clients pour un portefeuille global de plus d’1,3 milliard de dollars (sources Mixmarket).

Néanmoins le Cambodge est régulièrement cité ces derniers temps comme un des nouveaux pays à risque de surchauffe et de crise de surendettement. Il peut faire penser aux pays (Maroc, Bosnie, Nicaragua, Inde), où les institutions de microfinance (et leurs clients) ont traversé des crises de remboursement importantes à cause de la combinaison de plusieurs facteurs (croissance trop rapide,  commercialisation du secteur, régulations inadéquates ou inexistantes, problèmes de gouvernance, enjeux politiques locaux, pratiques irresponsables etc.).

Le débat essaiera de comprendre comment les acteurs (IMF et régulateurs) se sont organisés pour répondre au mieux aux défis de la croissance du secteur, comment les investisseurs se positionnent dans un tel contexte et comment une institution de microfinance essaie de conjuguer au mieux croissance et mission sociale. Les dernières études sur les enjeux d’endettement (surendettement) seront présentées permettant d’avoir des éléments d’analyse précis.

Téléchargez le compte rendu

Intervention d’Emmanuelle Javoy

Intervention de Philippe Guichandut

Lire le rapport Oikocredit – Blue Orchad – Incofin sur le surendettement au Cambodge

Lire le Microfinance Index of Market Outreach and Saturation (MIMOSA) d’Emmanuelle Javoy et Daniel Rozas

« Renforcer les capacités de management des IMF : un enjeu clef de la consolidation du secteur de la microfinance »

Pour les institutions de microfinance (IMF), la gestion des ressources humaines est un enjeu majeur qui requiert une attention accrue compte tenu de la complexification des pratiques du secteur et du contexte (taille, maturité, etc.). Un management efficace constitue un facteur clé de succès face aux aléas externes et systémiques qui déstabilisent le secteur. Pourtant, cette expertise de management reste peu ou mal investie.

Pour renforcer la stabilité des IMF, cette conférence démontrera que le secteur de la microfinance doit structurer son appui aux compétences managériales et s’interrogera sur les questions suivantes : Dans quelle mesure le management est-il une ressource incontournable au développement des IMF ? Comment développer des compétences managériales spécifiques à ce secteur ? Quelles sont les mesures qui permettent d’encourager le développement de l’autonomie des managers ?

Téléchargez le compte rendu

« Améliorer la Protection des clients de la microfinance : Sensibilisation, Autorégulation, ou Réglementation ? »

Plus de 1 000 organisations ont signé les Principes de Protection de la Clientèle formalisés et diffusés largement par la Smart Campaign depuis 2008. Les institutions de microfinance et les investisseurs ont maintenant à leur disposition de nombreux outils pour auto-évaluer, évaluer, améliorer leur performance sur cet aspect crucial au bon fonctionnement d’un secteur dont les clients sont particulièrement vulnérables.

Depuis 2007, plusieurs agences de notation en microfinance évaluent le respect de ces principes. Les résultats montrent des disparités géographiques à l’avantage des pays dotés d’une législation protégeant les droits des consommateurs, et de mécanismes de supervision efficaces.

Le secteur de la microfinance doit-il se contenter de sensibilisation, formation et communication autour de ces principes ? Doit-il se doter d’outils de certification permettant une réelle autorégulation ? La mise en place de réglementations dans chaque pays est-elle la seule voie pour assurer un niveau suffisant de protection des clients ? Quelles leçons peut-on tirer des expériences du secteur bancaire en matière de protection des consommateurs ou en matière de protection de l’environnement et des communautés locales ?

Téléchargez le compte-rendu

Mobile banking : les premiers succès et les défis du futur

Le mobile banking est un formidable vecteur de l’inclusion financière. Les offres mobile banking sont désormais disponibles dans de nombreux marchés émergents. Selon GSMA, il y a actuellement plus de 130 projets de déploiement mobile banking à travers le monde. Malgré le succès phénoménal de M-PESA au Kenya, le nombre de clients actifs, les taux de pénétration et d’utilisation restent souvent trop modestes sur la plupart des projets à l’échelle mondiale.

Face aux défis opérationnels, les questions se posent autour de la rentabilité des réseaux de mobile money, leur viabilité à long terme et leur capacité à améliorer l’accès aux services financiers. Quelles sont les pistes de développement à favoriser pour la suite ? Quels produits et services doit-on intégrer avec les réseaux mobiles pour booster son attractivité ? Quels types d’interopérabilité favoriser ?  Quels chemins d’intégration avec le secteur bancaire ?

Téléchargez le compte-rendu