La microfinance : peut-elle financer l’habitat des populations les plus vulnérables ?

Disposer d’un logement décent est un besoin fondamental et constitue un sujet central de développement. L’amélioration de l’habitat a un effet évident sur les conditions de vie des populations, mais également sur leur santé, leur accès à l’éducation, leur patrimoine, leur sécurité et leur capacité à se projeter.  Porté par une croissance démographique endémique, le besoin d’accéder à un logement décent concernera 3 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale, d’ici 2030 et il supposera un investissement minimum de  420 milliards de dollars. Devant l’impossibilité des pouvoirs publics à relever seul ce défi, mobiliser de tels montants et faire en sorte que ceux qui en ont besoin y aient accès implique de mobiliser tous les acteurs concernés, publics comme privés, pour dégager des solutions innovantes de financement permettant de tenir compte des différents termes de l’équation complexe que constitue la question de l’habitat abordable.

Le secteur financier traditionnel reste réticent à financer l’habitat dans les pays en développement, investissement perçu comme volatile et risqué. De son côté, alors que la microfinance est l’un des principaux outils permettant d’atteindre massivement et de manière pérenne les populations exclues du secteur bancaire, elle s’est longtemps heurtée sans succès à la question du financement du logement. En effet, elle manque de ressources longues, de méthodologies adaptées, de compétences techniques et les charges d’exploitation associées au développement d’un produit de financement de l’habitat découragent les initiatives. Aujourd’hui, de nouvelles modalités d’interventions voient le jour et ouvrent de perspectives pour y parvenir.

Quel bilan peut-on tirer de ces récentes initiatives ? Qui en a bénéficié ? La microfinance peut-elle proposer ce type de service de manière suffisamment pérenne et massive ? A quelles conditions ? N’est-ce pas plutôt le rôle des banques ou de l’Etat ?

Retrouvez la synthèse vidéo du débat:

Echange avec le public :

Conclusion des panélistes :

Un événement en partenariat avec Convergences et l’AGENCE FRANÇAISE DE DEVELOPPEMENT (AFD)

Microfinance et crises sanitaires : le cas de la Guinée (Ebola) et d’Haïti (Choléra)

Les crises sanitaires graves comme celles que rencontrent aujourd’hui certains pays; la Guinée avec Ebola, ont forcément des impacts importants sur le fonctionnement des Institutions de microfinance, et bien entendu sur les clients de ces institutions, qui peuvent être touchés directement ou indirectement. La durée de ces crises, leurs ampleurs peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les populations et menacer aussi le bon fonctionnement des institutions de microfinance sur du long terme. La présence exceptionnelle en France des représentants du Crédit Rural de Guinée permettra de faire le point sur la situation dans ce pays très fortement affecté par Ebola. Le débat permettra de voir comment les clients ont été touchés, comment les institutions – et tout particulièrement le Crédit Rural de Guinée, ont réagi, quelles mesures ont été mises en place et comment le fonctionnement des institutions a été affecté sur du court, moyen, long terme. Si le cas, très d’actualité, de la Guinée avec Ebola, sera longuement débattu, une mise en perspective avec l’expérience d’Entrepreneurs du Monde en Haïti lors de la crise du choléra, permettra d’essayer de comprendre quelles sont les mesures les plus appropriées à mettre en place et quelles solutions sur du long terme peuvent être envisageables.

Télécharger les documents de la conférence:
Haiti – Cholera Croyances et Perceptions CR Haïtienne
Perceptions et reponses psychosociales final_OIM
Présentation_CRG_2015-Mettre en ligne MARDI
Situation colera Haiti 31 May 2011 

Un évènement en partenariat avec Convergences et la Sidi

Conférence : « Microfinance : crise de la quarantaine ? »

Les « Banana Skins » de la Microfinance, publiées par le CSFI (Center for the Study of Financial Innovation) reflète l’avis de plus de 300 experts en microfinance, provenant de 70 pays, sur les risques auxquels le secteur doit faire face.Le titre de l’édition 2014, “Facing Reality”, après le “Staying Relevant” de 2012, nous invite à nouveau à nous interroger sur le futur de la microfinance.

Deux menaces majeures sont soulignées par cette enquête, dont on ne sait laquelle doit mériter la plus grande attention de la part des acteurs du secteur:

  • Le risque de sur-endettement des clients est de nouveau classé numéro 1 par la plupart des experts, qui indiquent par ailleurs que ce risque est toujours en croissance malgré les mesures déjà prises pour le contenir.
  • Le manque de vision stratégique et d’adaptation aux évolutions du marché (nouvelles technologies, entrée de nouveaux acteurs, demande, etc.) n’arrive qu’en 6ème position, mais ressort très fortement dans les commentaires des observateurs extérieurs (consultants, chercheurs, analystes) et des assistants techniques, qui le classent en 2ème et 3ème position.
Deux des auteurs des Banana Skins 2014 (Sam Mendelson et Daniel Rozas) ainsi que Marjolaine Chaintreau, Citi Microfinance ont présenté leur point de vue et les conclusions qu’ils tirent de cette étude pour le futur de la microfinance. Eléonore Bedel de BNP Paribas Wealth Management nous a donné le point de vue d’une personne qui est en contact avec les investisseurs finaux. La session a été modérée par Emmanuelle Javoy, consultante.
Un événement en partenariat avec Convergences

Microfinance et pauvreté : Quels modèles économiques pour toucher les populations les plus fragiles ?

Un des premiers objectifs de la microfinance a été de participer à la lutte contre la pauvreté et d’être un levier pour le développement. Après plusieurs décennies, la microfinance a réussi à se développer de manière considérable dans le monde et répond aujourd’hui aux besoins de plus de 91 millions de clients. Cependant, son impact sur les populations les plus précarisées et exclues est discutable et régulièrement remis en question. Face à cette réalité, quels modèles économiques sont possibles pour toucher les populations les plus fragiles ?

Pour y répondre, au cours de cette session, des intervenants d’institutions financières apporteront leurs expériences sur la manière dont leurs institutions essaient de répondre aux besoins d’accès à des services financiers pérennes des populations les plus vulnérables, les difficultés rencontrées et les modèles économiques mis en place.

Un événement en partenariat avec Convergences

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La Microfinance dans les pays arabes : quelles nouvelles dynamiques ?

La microfinance est implantée de longue date dans le monde arabe. Alors que l’histoire récente de nombreux pays de la région a été marquée par des crises importantes voir des révolutions, les besoins de développement restent forts : le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé et les petites entreprises manquent de financements. Quelles sont les perspectives de développement de la microfinance pour répondre à ces enjeux ?

Afin de comprendre la diversité des dynamiques à l’œuvre dans le secteur, nous évoquerons trois pays du monde arabe aux contextes très différents :

  • Au Maroc, la microfinance s’est développée très rapidement à travers des institutions de statut associatif. Après la crise rencontrée par les activités de microcrédit, comment réagira le secteur ?
  •  En Tunisie, une nouvelle loi sur la microfinance a été votée. Alors qu’il n’existait jusque là qu’une seule IMF, quelles nouvelles institutions faut-il attendre sur le marché ?
  •  En Egypte, les IMFs sont nombreuses mais restent petites, souvent de statut ONG et concentrée sur les populations les plus pauvres, généralement en zones urbaines.

Dans tous ces pays la microfinance s’adapte aux marchés et aux pratiques locales. Les différents intervenants à ce débat s’exprimeront pour partager leurs expériences.

Un événement en partenariat avec Convergences

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Conférence “Microfinance à l’international et les banques : Engagement sociétal ou pur Business ?”

En collaboration avec le Pôle HEC Développement Durable & Solidaire, le Pôle HEC Finance de l’Association HEC Alumni et Convergences.

Si la microfinance s’est développée depuis une quarantaine d’années principalement à l’initiative de personnes privées, d’Organisations Non Gouvernementales (ONGs) ou des agences de développement internationales, on a pu voir se développer progressivement un intérêt accru des banques pour ce secteur, à la croisée entre le social, l’économique et le financier. Cet intérêt a pris diverses formes, de l’appui technique à l’investissement direct, à travers la mise en place de services internes spécifiques, voire la création de Fondations dédiées.

Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

Au-delà des effets d’annonce de l’engagement de certains grands groupes bancaires internationaux, quel est réellement l’engagement des banques en microfinance ? Quels sont les objectifs avoués ou cachés ? Participer à la lutte contre la pauvreté, l’inclusion financière, que les banques ont parfois du mal à faire ou est-ce finalement un nouveau business à part entière rentable tout en permettant de se racheter une bonne conscience ? Quelles sont les effets de tel appui auprès des Institutions de microfinance (IMF) ? Autant de questions qui seront discutées entre les représentants des principales banques françaises engagées dans la microfinance à l’international.

Evénement en partenariat avec Convergences

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La réglementation en microfinance : entre protection des clients et développement des IMF

Lundi 10 février 2014 de 18h30 à 20h00

L’objectif d’inclusion financière des plus pauvres par les institutions de microfinance (IMF) a pu encourager les régulateurs à offrir un cadre favorable à leur développement, c’est-à-dire plus pragmatique et moins contraignant que le système bancaire classique. Il prend notamment en compte les conditions particulières du secteur en termes de business model, de clientèle, de produits et services et de financement.

Cependant, une régulation trop faible peut également créer des risques importants pour les institutions les moins prudentes, qui peuvent se transformer en risques systémiques, et créer un environnement défavorable pour les emprunteurs in fine. Les emprunteurs doivent pouvoir être protégés face à des taux usuriers ou des pratiques de recouvrement abusives. Des règles de standardisation permettent également une meilleure transparence des institutions et donc une meilleure comparaison des offres par les emprunteurs potentiels, permettant une concurrence saine entre les institutions.

Quel est le juste milieu entre une dérégulation favorable à la croissance et à l’innovation et un cadre légal plus strict permettant une protection des emprunteurs, une meilleure transparence et une meilleure gestion des risques? Les autorités doivent-elles imposer des normes prudentielles identiques à celles du secteur financier afin de limiter les risques et inciter les banques à s’investir dans la microfinance, ou limiter les normes prudentielles afin de prévenir uniquement les risques systémiques sans faire peser des charges trop importantes sur les IMF ? Dans quelle mesure la règlementation peut-elle s’adapter aux différents types de structures et d’opérations ?

Plusieurs spécialistes du secteur (un consultant en régulation financière, un investisseur et un opérateur) seront réunis pour en débattre.

Lieu : Amundi
Auditorium Cotentin
90, boulevard Pasteur 75015 Paris
Métro : Pasteur, Gaîté

Evénement en partenariat avec Convergences

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Microfinance verte et accès à l’énergie : Quelle place pour les enjeux environnementaux ?

La microfinance a toujours été présentée comme un instrument de lutte contre la pauvreté et de stimulation de l’activité, ce qui a mis en lumière son impact économique et social. Si la microfinance s’est donc appuyée sur deux des trois piliers du développement durable; le social et l’économie, depuis peu, les IMF cherchent de plus en plus à introduire des aspects environnementaux et ont ainsi développé la « microfinance verte ». Aujourd’hui, ce concept séduit de plus en plus d’instituts de microfinance et d’investisseurs, mais reste un concept émergent, encore peu rependu et peu étudié car pour une IMF il s’agit d’une contrainte supplémentaire qui s’avère compliquée à mettre en œuvre sur le terrain, d’autant plus que la microfinance n’a pas vocation à résoudre tous les problèmes. Ce thème soulève donc des questions intéressantes et importantes.

En premier lieu, dans la mesure où les micro-entrepreneurs sont souvent exposés à des risques environnementaux majeurs mais exposent également leur environnent local à ces risques, comment s’assurer que les activités des micro-entrepreneurs ne sont pas nuisibles à l’environnement et comment encourager en priorité celles qui profitent à l’environnement ?

Plus spécifiquement, le thème de l’accès à des sources d’énergie propres par des personnes exclues des systèmes nationaux de distribution est à la fois un enjeu central de la réduction de la pauvreté et un en enjeu environnemental essentiel. Dans quelle mesure la microfinance peut-elle contribuer à ce sujet ? Quels sont les partenariats à mettre en œuvre pour y  parvenir ?

Plusieurs promoteurs d’une « microfinance verte » seront réunis en cette table-ronde pour en débattre. Les résultats d’une étude sur les pratiques des IMF dans ce domaine seront présentés en introduction au débat.

Evénement en partenariat avec Convergences

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L’assistance technique en microfinance : Quels défis ? Quels enjeux ?

Pour un grand nombre d’institutions financières, le manque de capacités institutionnelles demeure un enjeu majeur. Le renforcement des compétences dans des domaines aussi variés que la gouvernance, la gestion du risque, des ressources humaines, et des systèmes d’information est souvent une nécessité pour assurer la pérennité et le professionnalisme des institutions. Dans le même temps, la question de l’assistance technique reste controversée. Elle ne paraît pas toujours adaptée et efficace, avec peu d’impact sur le long terme. Comment fournisseurs et bénéficiaires perçoivent-ils la pertinence des actions d’assistance technique menées ? Quels sont les défis en termes d’adéquation entre offre et demande, de coût et d’impact ? Quel rôle les différents acteurs peuvent-ils jouer pour y répondre ? Quelles innovations apporter pour renforcer les compétences des institutions de microfinance ?

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Télécharger la Présentation Assistance technique en microfinance

Télécharger la présentation de l’enquête du CGAP sur le renforcement des capacités

Télécharger la brochure Renforcement des capacités des institutions financières en Afrique subsaharienne

Lire l’article de Jeune Afrique sur l’événement

 

Financement des TPE et PME : opportunités et défis

Animé et modéré par : Minh Huy Lai, Spécialiste de microfinance, CGAP
Avec la participation de : Bernard Labous, Head of Small Business Line – International Retail Banking, BNP Paribas – Paris, Hubert de Beaumont, Programme Manager, Fonds Afrique – Paris, Yaël Zlotowski, Directrice générale, CAISSE SOLIDAIRE – Lille

Selon les données de la Banque mondiale, il y avait entre 420 et 510 millions de TPE et PME formelles et informelles dans le monde en 2010. Plus de 80% demeurent  informelles dans les pays émergents, bien qu’elles y représentent environ 45% de l’emploi et 33% du PIB ! En France, les entreprises de moins de 20 salariés constituent 99,8% de toutes entreprises confondues et emploient 60,5% des Français. Dans le monde, leurs besoins de financement non satisfaits par les institutions financières formelles sont estimés entre 3,1 et 3,8 milliers de milliards de dollars.

Dans tous les sondages, le défi du financement ressort comme l’un des principaux obstacles à la croissance et à la consolidation des TPE et PME. Malgré cette immense opportunité, les banques se montrent souvent réticentes à les financer, car elles les perçoivent comme risquées. Avec la crise financière, les conditions de financement des TPE et PME ont encore empiré, malgré l’intervention des gouvernements. Quelles sont les solutions et perspectives ? En introduction, le modérateur présentera un panorama de l’importance et des caractéristiques des TPE et PME dans le monde. Les intervenants seront ensuite invités à partager leurs expériences et leurs analyses sur ce sujet sensible. Ils fourniront des exemples sur la manière de résoudre concrètement ces difficultés et ils proposeront des pistes de réflexion sur les tendances d’évolution de cette problématique.

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